Patrice Carillo : formateur et interprète en Langue des Signes Française
Pour aider à une meilleure communication et faciliter les échanges avec des personnes sourdes, des cours de LSF sont proposés à toutes les personnes désireuses d’apprendre cette langue, en France comme dans les Dom-Tom. Un service d’interprétariat est également disponible.
30+
ans d’expérience
France 2 · 3 · MTV
interventions télévisées
Qualiopi
certification qualité

Un parcours au service de la communication
Depuis 1990, Patrice Carillo, interprète et formateur en LSF, traduit et enseigne régulièrement auprès de publics très variés, sur des sujets divers. Il a participé en tant qu’interprète à plusieurs émissions de télévision (France 3, France 2, MTV…).
Sa très bonne implication dans le monde des sourds lui a permis d’acquérir une grande expérience en ce qui concerne la communication avec cette communauté et ses exigences particulières.

Cadre légal
La loi du 11 février 2005
« Loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » : un tournant pour la reconnaissance de la LSF et l’accessibilité en France.
Une langue reconnue
La Langue des Signes Française fait partie des 40 langues reconnues en Europe. Elle peut être choisie en option au baccalauréat.
Accessibilité pour tous
Le principe d’accessibilité est réaffirmé pour tout handicap : les établissements recevant du public, les transports collectifs, les communes et les services de communication publique disposent de dix ans pour s’y conformer.
Les grandes figures de l’histoire de la Langue des Signes
De l’abbé de l’Épée à Ferdinand Berthier, ces femmes et ces hommes ont fait de la langue des signes une langue reconnue, enseignée et transmise.
Il est né sourd dans une famille noble, puis placé chez les moines, à l’Abbaye St Jean, à Amiens. Il étudie la mécanique et l’architecture. Devenu architecte, il est chargé de dessiner de nouveaux bâtiments.nnDe 1720 à 1725, il est le 1er professeur sourd connu en France qui instruit les enfants sourds, avant l’Abbé de l’Épée.
Entendant, il est né à Versailles en 1712, d’un père architecte du roi. Il devient avocat au Parlement de Paris en 1733 mais abandonne sa carrière de juriste pour se consacrer à ses études et œuvres de charité. En s’abritant à cause de la pluie, il découvre deux sœurs jumelles en train de faire des signes.nnVers 1760, le percepteur des 2 sœurs jumelles meurt. Leur mère s’adresse à l’Abbé pour continuer leur éducation. Le fait que les sourds utilisent les gestes pour communiquer n’a pas été découvert par l’Abbé de l’Épée : au siècle précédent, on avait expérimenté en Angleterre des techniques d’éducation adaptée où les gestes avaient leur place. À Amiens, vers la fin du 17ème siècle, un sourd, Étienne de Fay, s’était chargé de l’instruction d’enfants sourds au moyen des signes.nnCe type d’enseignement commence à fonctionner dès 1760, au domicile personnel de l’Abbé et à ses seuls frais : c’est « la méthode française d’éducation des sourds ». Le roi Louis XVI en personne y assistera et consentira à des subventions et à l’attribution de locaux. L’idée de renforcer le contrôle sur l’évolution de cette langue vient alors à l’esprit de l’Abbé de l’Épée qui passe les dernières années de sa vie à mettre au point un ensemble de signes visant à faciliter l’accès au français écrit en modifiant la syntaxe de la langue gestuelle. Il meurt le 23 décembre 1789.

Il est né en 1747 et devenu sourd à l’âge de 7 ans. Il est relieur de métier, colleur de papier pour meuble, et auteur du premier livre écrit par un sourd : « Observations d’un sourd-muet ».nnIl n’a jamais vécu avec des sourds-muets : il ne connaît pas les signes. Le premier qui lui a enseigné cet art est un sourd-muet de naissance, Italie de nation, qui ne sait ni lire, ni écrire.
Prêtre et pédagogue, il est formé à l’école de l’Abbé de l’Épée à Paris et en devient le premier directeur à la mort du fondateur. Son élève sourd, Jean Massieu, le suit pour devenir le second professeur sourd après Étienne de Fay. Grâce à l’intervention de Jean Massieu et de ses élèves sourds, il fut sauvé de la guillotine.nnAu moment du procès du Roi (en 1793), il se proclame royaliste. En conséquence, il sera écarté de la direction de l’institut. Il n’avait pas la modestie et l’amour de son maître l’Abbé de l’Épée, pour les sourds. Ceci est conforté par ses écrits : « le sourd-muet avant que ne commence son éducation est un être parfaitement nul », « un automate vivant », « une sorte de machine ambulante dont l’organisation est inférieure à celle des animaux ».nnL’Abbé Sicard développe le système des signes méthodiques qui devient de plus en plus étranger à la LSF. Les incohérences de Sicard provoqueront une scission au sein même de l’institut de Paris. Dès 1805, certains continueront la pédagogie par les signes méthodiques, d’autres reviendront à l’enseignement exclusivement par la parole. Il meurt en 1822.

Entendant, il est né en Guadeloupe. C’est le filleul de l’Abbé Sicard. Il devient responsable pédagogique de l’INJS en 1817. Après le chaos provoqué par l’Abbé Sicard, il devient le porte-parole pour l’éducation des sourds en utilisant leur « langue naturelle ». Il propose une éducation véritablement bilingue.nnLes élèves sourds deviennent professeurs pour enfants sourds, les écoles se multiplient (mimographie ou essai d’écriture mimique). Ses nombreuses réformes lui attirèrent des ennemis, qui l’obligèrent à donner sa démission. Il retourne en Guadeloupe où des malheurs familiaux abrégèrent ses jours.
Suite à une chute dans l’âtre de la cuisine à l’âge d’un an, il est gravement brûlé. Son ouïe et son odorat sont atteints. Il ne reçoit pas d’éducation, ni ne communique pendant 11 ans. Ses activités se cantonnent aux travaux fermiers, et aux explorations dans le village.nnSon oncle et parrain l’inscrit dès l’âge de 12 ans à l’INJS à Paris, fondé par l’Abbé de l’Épée et dirigé par l’Abbé Sicard. Son enseignant Jean Massieu devient son mentor et ami. Clerc a beaucoup de difficultés à l’oral, et marqué par un coup violent porté par un professeur, il décide de ne plus jamais parler. Il devient enseignant en 1806.nnL’Abbé Sicard invite Jean Massieu et Laurent Clerc à Londres en 1815 où ils firent de nombreuses démonstrations de leurs méthodes pédagogiques. Ils rencontrent Thomas Hopkins Gallaudet et le docteur Fitch Cogswell dont la fille est sourde. Enthousiasmé, Gallaudet demande à celui qu’il appelait son « master teacher » de l’accompagner aux USA afin d’y fonder une école pour les sourds.nnInstallé à Hartford, il fait quelques conférences avec Gallaudet et Cogswell. En 1818, il est le 1er sourd à s’adresser au Congrès des États-Unis. En 1821, grâce au succès financier, Gallaudet assure la direction de l’école et l’abbé Clerc, qui a entre-temps épousé l’une de ses élèves, dirige les professeurs. Il enseigne en LSF et ses élèves y ajoutent des termes issus de l’anglais. Il en résulte que l’ASL contient environ deux tiers de signes issus de la LSF.nnIl prend sa retraite en 1858, âgé de 73 ans. Il est invité en 1864 à l’inauguration de la fameuse Université Gallaudet. Il meurt en 1869 à l’âge de 84 ans.
Il a voulu faire beaucoup de choses telles que la loi d’étude, s’engager dans le commerce. Il est devenu un prédicateur en 1814 mais dans la même année, il abandonna suite à la rencontre avec le docteur Fitch Cogswell dont la fille est sourde. Cogswell a demandé à Gallaudet de voyager en Europe pour étudier des méthodes pour enseigner aux étudiants sourds.nnGallaudet a découvert l’oralisme mais sa rencontre à Londres avec l’Abbé Sicard et ses enseignants sourds Clerc et Massieu est plus fructueuse. Sicard invite Gallaudet à Paris à étudier la méthode de l’école. Il apprend la langue des signes avec Clerc et Massieu. Clerc l’accompagne en Amérique en 1816 et ils fondent ensemble l’École pour sourds à Hartford dans le Connecticut (Hartford School for the Deaf), grâce à des fonds privés et publics. Cette école existe toujours sous le nom American School for the Deaf (ASD). Il meurt en 1851 à l’âge de 63 ans.
Il est l’un des plus brillants exemples de réussite d’un sourd par l’éducation bilingue (LSF et français écrit), la LSF étant alors (provisoirement) autorisée. Face à ses professeurs Clerc, Massieu et Bébian, il enchaîne les succès scolaires. Il devient professeur à l’INJS de Paris et défend les personnes sourdes. Il écrit de nombreux livres sur le monde des sourds.nnEn 1838, il crée la Société Centrale des Sourds-Muets de Paris, un organisme visant à regrouper les personnes sourdes. En même temps que cette communauté se regroupe, un clivage se crée entre les oralistes et les défenseurs de la langue des signes. En 1849, il est le premier sourd français à être décoré de la Légion d’Honneur. Il meurt en 1886.
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